Le Grand-Duché du Luxembourg et la vallée des sept châteaux
DU SAMEDI 1ER AU DIMANCHE 2 AOÛT 2026
La saga Un week-end près de chez nous nous a cette fois emmenés au Grand-Duché de Luxembourg, une magnifique destination entre forêts, paysages vallonnés, châteaux majestueux, architecture contemporaine et patrimoine historique.
- Samedi 1er août :
Cette première journée était consacrée à la découverte d’une partie de la Vallée des Sept Châteaux, avec les visites des châteaux de Vianden et de Wiltz.
Pour notre plus grand plaisir, une foire médiévale était organisée à Vianden le jour de notre visite. Ce fut l’occasion de découvrir autrement cette imposante forteresse, dont les origines remontent au IIIᵉ siècle, en alternant la découverte du labyrinthe des salles du château avec des démonstrations de combats à l’épée, de fakirisme, de musique traubadour et de vols de faucons.
Quant à Wiltz, si la visite du château lui-même a pu susciter pour certain une déception, elle n’en est pas moins restée un moment agréable dans un cadre particulièrement plaisant. En effet, le château a connu d’importantes transformations au cours du XXᵉ siècle : il a d’abord accueilli une communauté religieuse, avant d’être aménagé en maison de retraite puis en établissement scolaire. Autrement dit, les éléments historiques d’origine sont aujourd’hui peu visibles.
En revanche, le musée de l’art brassicole et ses anciennes machines méritaient pleinement le détour. La dégustation de la bière locale Simon, dans la cour du château, a incontestablement été un moment convivial comme on les aime à l’ARC-Namur.
- Dimanche 2 août :
Cette seconde journée s’est déroulée entièrement à Luxembourg-Ville, une capitale qui a su préserver son héritage médiéval tout en s’ouvrant résolument à la modernité. Il n’est donc pas rare d’y voir cohabiter des vestiges anciens harmonieusement intégrés à une architecture contemporaine.
Le Mudam (Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean) illustre parfaitement cette volonté de faire dialoguer passé et futur. Nous avons eu le plaisir de visiter cette institution muséale internationale, de nous laisser séduire par l’architecture signée Ieoh Ming Pei (architecte de la pyramide du musée du Louvre) et de découvrir deux artistes fascinants : Simon Fujiwara et Igshaan Adams. Heureusement, nos guides ont su nous donner les clés de lecture de leurs univers parfois déroutants qui, une fois éclairés, révèlent des messages et des émotions inattendus.
Nous avons poursuivi l’après-midi par une promenade à travers le centre-ville, à la découverte des principaux sites du centre historique, avant de rejoindre la Villa Vauban où était présentée une exposition consacrée au peintre paysagiste William Turner. Cette exposition est venue, en quelque sorte, clore notre week-end puisque Turner, tout comme nous, est lui aussi tombé sous le charme des paysages luxembourgeois, qu’il a immortalisés dans une série de sept gouaches célébrant toute la beauté du Grand-Duché.
Enfin, nous avons partagé un dernier moment de convivialité à la Guinguette du musée avant de reprendre la route, les valises remplies de souvenirs et de belles images de ce séjour.
Qu’avons-nous retenu ?
Tourné vers l’avenir, le Grand-Duché de Luxembourg sait préserver son identité. Il accorde une grande importance à la conservation de son patrimoine, de son passé et de son histoire. Telle est sa philosophie et sa ligne directrice.
Une telle stratégie implique de faire preuve de patience. En effet, il est fréquent que des projets urbanistiques n’aboutissent que dix, vingt, voire trente ans après leur conception, et que leurs initiateurs ne soient plus en fonction lors de leur inauguration. Qu’importe : au Luxembourg, c’est avant tout l’évolution du pays qui prime.
Le développement du Grand-Duché s’inscrit ainsi dans une réflexion de long terme. Prendre le temps d’agir avec discernement permet de préserver un héritage qui s’intègre harmonieusement au présent. En procédant de cette manière, les autorités luxembourgeoises veillent à conserver les spécificités de leur territoire.
Ainsi, les touristes d’hier, d’aujourd’hui et de demain découvrent un pays à l’identité singulière, distincte de la leur. Il est fort probable qu’un visiteur belge se sente tout aussi dépaysé qu’un touriste allemand, français ou néerlandais. Cependant, cette volonté de préserver son identité ne signifie pour autant une fermeture sur les autres nations. Que du contraire, l’ouverture reste l’un des fers de lance du pays qui fut, rappelons-le, la maison mère de l’Union Européenne.














